Guinée/Santé: « Nous refusons que le Covid-19 ait un impact sur la continuité des services de lutte contre le VIH/Sida», dixit Dr Youssouf Koïta

Conakry, 02 déc(AGP)- Avec l’apparition de la maladie hémorragique à virus Ebola et du Covid-19 en Guinée, le VIH/Sida qui continue à endeuiller des familles semblait être vaincu sur toute l’étendue du territoire national en ce sens que les campagnes de sensibilisation pour éviter cette maladie et sur le comportement que doit épouser les malades avaient été complètement débusquées.
En marge de la commémoration du 33ème anniversaire de la lutte contre cette pandémie, l’AGP a rencontré, mercredi, 1er décembre 2021, le coordinateur du Programme de Lutte contre le sida et les hépatites, Dr Youssouf Koïta, à la terrasse du Stade du 28 septembre de Conakry.
A l’entame de ses propos, Dr Youssouf Koïta a dit que c’est une raison de plus encore de marquer cela au niveau de cette journée parce que, selon lui, c’est vrai que ce sont des pandémies qui sont venues avec beaucoup de bruits avec beaucoup d’attention parce qu’ayant des létalités très fortes dans un moment très court.
« On comprend pourquoi toute l’opinion nationale et internationale se soit préoccupée pour ça, mais cela ne veut pas dire qu’il faut oublier aussi que le sida existe et c’est pourquoi pendant cette période de pandémie, nous essayons d’informer les gens, de les rappeler, attention la maladie existe, les efforts que nous avons déployés il faut les préserver, il faut les maintenir et il faut les renforcer », conseille Dr Koïta.
Quand on est vers la fin d’une œuvre, dit-il, c’est très difficile, c’est pourquoi, si on baisse les bras on risque de mettre à l’eau tous les efforts qu’on a faits depuis des dizaines d’années et c’est pourquoi aujourd’hui, nous refusons que le Covid-19 ait un impact sur la continuité des services VIH, a-t-il indiqué.
Abordant le chapitre du taux de prévalence en Guinée, Dr Koïta, a affirmé qu’à date ce taux est de 1,5%.
« Je peux dire que ce taux connait une stabilité voire même une certaine régression, parce qu’on est passé de 1,7 % il y a 5 ans à 1,5%. Donc le taux est en train de se stabiliser, de descendre heureusement. Voilà pourquoi il faut fournir encore beaucoup d’efforts pour que nous soyons à une prévalence encore beaucoup plus basse », a prévenu le coordinateur du Programme de Lutte contre le sida et les hépatites.
Pour clore ses propos, Dr Youssouf Koïta a invité les uns et les autres à se faire dépister parce que selon lui, c’est la voie d’entrée dans la lutte contre le VIH/Sida : « Si on se fait dépister, on connait son statut sérologique, on prendra les dispositions qu’il faut, donc il ne faut même pas attendre qu’on soit malade. Pendant qu’on pense qu’on est en bonne santé, c’est en ce moment qu’il faut se dépister c’est en ce moment qu’il faut connaitre de quoi on est malade. Très tôt découvert, très vite traité on a de forte chance de vivre longtemps », a-t-il conclu.

AGP/02/12/021 TB/AND

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