Conakry : Lutte contre les mutilations génitales féminine

Conakry, 21 avril (AGP)-une campagne médiatique lancée par les femmes au cœur du développement pour échanger sur les questions liées aux mutilations génitales en Guinée.

Pour la présidente des femmes au cœur du développement, Mme. Ismatou Diallo, c'est une campagne qui sera consacrée à la sensibilisation des dangers de la mutilation, qui gangrène notre société, certaines personnes continuent de pratiquer les MGF et cela porte préjudice à nos filles et femmes à leur émancipation.

A son tour, la présidente de l'ordre des sages-femmes, Dr Mari Condé a expliqué les complications liées aux mutilations génitales. << Pendant l'accouchement, les choses peuvent se compliquer, parce que l'organe qui a été enlevé ou réduit chez la femme joue un rôle très important dans le fonctionnement de l'appareil génital et la partie détruite joue un rôle primordial pendant l'accouchement. L'excision est une plaie qu'on fait, qui se cicatrise et si cette cicatrisation est mal faite, c'est ce qui amène des difficultés pendant l'accouchement chez la maman et chez l'enfant >>, a-t-elle expliqué.

Quant au président des élèves, étudiants musulmans de Guinée, Mohamed Fode Sacko, il soutient que sur le plan religieux, l'excision est une pratique qui existait avant l'islam, donc à cet effet, l'islam s'abstient de dire illégal ou d’interdire toute pratique culturelle. Les musulmans sont libres de poursuivre tant que celle-ci n’est pas contraire aux enseignements de l'islam.

Poursuivant, M Sacko, affirme que la culture pour pouvoir être maintenue en islam il y a deux conditions, que culture ne porte pas préjudice ni à l'individu, ni à l'ensemble de la société. Donc toute action allant à l'encontre des objectifs de la religion est condamnée en islam, selon lui.

AGP/21/04/022 FD/STB/ABD

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