Matoto-Religion : Le prix du mouton impacté par le COVID-19

Matoto, 30 juil (AGP)- A l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Kébir ou fête de Tabaski, les citoyens de Matoto se sont inquiétés pour la hausse du prix d’un bélier.
Sur les lieux de vente, des clientèle anxieux face à cette flambée des prix du mouton. Les vendeurs quant à eux, discutent des prix sans accord parfois.
L’augmentation du prix du mouton serait due notamment à la crise sanitaire liée à la pandémie du COVID-19.
A Yimbaya, commune de Matoto, le prix d’un mouton local a été fixé à 4.000.000 de fg et le prix d’un bélier de la République du Mali à 6.000.000 GNF.
Yaya Diallo vendeur de bétail a parlé des difficultés qu’il rencontre depuis l’apparition du COVID-19 en Guinée : « Nous sortons pour aller chercher le bétail à l’intérieur du pays, sur la route nous pouvons rester deux à trois jours à cause du mauvais état de la route et le retour quatre à cinq jours. Certaines vaches et moutons meurent en cours de route. Dans le bétail qu’on achète à 5.000.000 GNF, cinq peuvent mourir à la fois et la route de Conakry jusqu’à la rentrée de Mamou est complètement gâtée. Donc le prix est à la hausse, car si le transport grimpe le prix du mouton et de la vache grimpera aussi »
Boubacar Barry vendeur au même endroit, a indiqué que le prix varie en fonction de la taille et du poids de l’animal.
Selon lui, la route entre Kindia-Mamou notamment à Yombokouré est impraticable et il y a l’impact du COVID-19.
Il y a une différence de prix des moutons guinéens et maliens, à cause de la distance, puisque quand tu achètes en CFA il faut convertir en francs guinéens. Le prix du mouton du Mali varie entre 1.500.000 et 2.000.000 et le mouton du pays se discute entre 800.000 à 1.500.000 GNF.
Présent au marché pour négocier un mouton à l’occasion de la fête de Tabaski, M. Moussa Camara se dit découragé. « le prix fixé par les vendeurs est trop élevé. Les moutons qui étaient vendus à 800.000 fg s’obtiennent à 1.500.000 GNF ; c’est décourageant et l’état Guinéen devrait revoir cette situation » a-t-il ajouté

Pour rappel, Ibrahim a été le premier des musulmans à commémorer le sacrifice d’Abraham ; chaque famille, dans la mesure de ses moyens, doit sacrifier un animal soit un ovin, un caprin ou encore un bovin. L’Aïd al Adha a lieu le dixième jour du dernier mois du calendrier lunaire musulman (Dhou al Hijja).
AGP/30/07/020 IC/MKC

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