Mamou-Société : Le pain vendu à 3.500 francs guinéens, les citoyens dans le désarroi

Mamou, 12 janv (AGP)-Après deux (2) jours de crise caractérisée par un manque criard de pains dans la ville carrefour, les boulangers et pâtissiers de Mamou ont repris la production de cette denrée de première nécessité. Cette reprise de la production du pain n’est pas sans conséquence pour les clients. Désormais, la miche de pain est vendue à 3500 GNF non négociable contre 3000 fg, ancien prix que les boulangers refusent d’appliquer malgré la mise en garde du ministre du commerce Boubacar Barry.
La décision des boulangers et pâtissiers divise les citoyens de Mamou. Si d’Aucuns se frottent les mains du fait que le pain revient sur les marchés et qu'ils peuvent s’en procurer, les autres disent être dans une situation difficile.
C'est le cas de Néné Kadiatou Diallo, mère de famille, «je ne sais plus quoi faire. J'ai dix (10) enfants et mon mari n'est pas vivant. Chaque matin j'étais obligé de donner 10 000 francs guinéens pour le prix du pain qui ne nous suffisait pas et si aujourd'hui le prix d'un pain est à 3500 GNF cela ne fait qu’augmenter les difficultés au sein de la famille », a laissé entendre cette Dame d’une soixantaine d'années complètement meurtrie par la décision cruelle des boulangers et pâtissiers de Mamou. Dans la ville carrefour, certains consommateurs parlent « d’augmentation politico-commerciale sous-tendue par une décision politique destinée à perturber le climat social à Mamou ».

AGP/12/020-AOS/ABD/KZ

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