Guinée-Santé : Conséquences des pertes blanches pour les couples !

Conakry, 10 jan (AGP)-Les pertes blanches ont toujours été les causes de plusieurs complications chez les femmes en âge de procréer.
M. Barry Thierno Mamadou, médecin généraliste et vacataire au centre Bloo Eco de Kaloum a accordé, mercredi, 08 janvier 2020 une interview à l’Agence Guinéenne de Presse (AGP).
A l’entame de ses propos, M Barry a dit que « les pertes blanches communément appelée les écorées sont des écoulements vaginaux qui ne contiennent pas du sang et qui proviennent de la voie génitale féminine, c’est-à-dire au niveau du col de l’utérus et du vagin ».
Selon le généraliste Barry Thierno Mamadou, il existe deux types de pertes à savoir, « les pertes normales ou physiologiques et les pertes anormales pathologiques ou les écorées maladies ». Dans les conditions normales, dit-il, « toute femme en âge de procréation doit avoir les écorées normales qui ne sentent pas mauvais, qui ne démangent pas et qui se présentent à l’approche des menstrues. En ce qui concerne les écorées maladies, c’est en fonction des causes on peut avoir plusieurs couleurs et elles (pertes anormales pathologiques) ont une odeur nauséabonde ». Dans notre terme, nous appelons généralement les écorées « parce que quand on dit les pertes blanches chez les femmes, il n’y a pas que ces pertes-là qui sont blanchâtres. En fonction des causes, il y a d’autres couleurs qui peuvent apparaitre en dehors de cette couleur blanche », a-t-il indiqué.
Abordant la question des causes de ces Ecorées, Dr Barry a souligné que « pour traiter ces pertes, il faut d’abord rechercher la cause et ensuite il faut orienter le traitement en fonction de cette cause, en prenant par exemple les facteurs de contamination. On a d’abord le ou les partenaires. Les rapports sexuels peuvent être les sources de transmissions de ces germes ».
Le médecin Barry Thierno Mamadou suppose également qu’une femme peut avoir des pertes anormales pathologiques à travers des méthodes de contraception mal utilisées.
Autres gestes qui peuvent être un facteur de contamination par des agents de santé, dit-il, c’est l’avortement volontaire en utilisant les instruments souillés.
Parlant du traitement des pertes, Docteur Barry a fait savoir qu’il « faut d’abord faire le diagnostic et après le diagnostic, il faut une bonne prise en charge, les écorées trichomonas qui ont des couleurs verdâtres sont traitées par des antibiotiques et il faut aussi le traitement des partenaires, les femmes qui se grattent sont traitées par des anti fongiques qui luttent contre ces champignons, et dans toutes ces formes des écorées, il faut associer une toilette vaginale très efficace mais qui ne détruit pas les germes notamment les bactéries qui protègent la flore vaginale », a-t-il conclu.

AGP/10/01/020 YT/CM/KZ

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