Gaoual/Société : L’UNICEF a échangé avec les acteurs locaux sur les VBG et l’enregistrement des naissances

Gaoual, 17 Mai(AGP)- Les autorités préfectorales de Gaoual ont échangé lundi 16 Mai avec une mission du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), autour des violences basées sur le genre (VBG) et la situation de déclaration de naissances des enfants de 0 à 2 mois dans les collectivités.

C’était en présence des chefs de services de l’Etat civil, les chefs des centres de santé et le comité préfectoral pour la protection des enfants.
Au cours des débats, l’occasion a été donnée aux parties prenantes d’expliquer d’abord comment elles travaillent, ce qu’elles font en ce moment comme activités et leurs difficultés qui empêchent l’enregistrement des naissances dans la région de Boke qui se classe parmi les 2 dernières régions du pays en matière d’enregistrement d’Etat civil et la préfecture de Gaoual est l’avant dernière de la région.

Au moment où la préfecture est envahie par les orpailleurs avec une population qui est passée à plus de 300 000 habitants, Gaoual est aujourd’hui confronté à plusieurs fléaux dont la prostitution, le viol, la violence sur les femmes, le tout dans une insécurité totale, a-t-on indiqué.
Ainsi, L’UNICEF a trouvé utile de s’intéresser à cette agglomération dont la population est de nos jours galopante et exposée à toutes les tares sociales et où les communautés ne comprennent toujours pas l’importance de l’enregistrement à l’Etat civile (acte de naissance, de mariage et de décès)
Il a été ressorti aux cours des discussions, des incohérences entre les différents niveaux, (de la naissance à la maternité au centre de santé, aux agents d’Etat civile), des problèmes liés à l’éloignement de certains villages et districts, la non couverture de plusieurs villages par les structures sanitaires, la faible fréquentation des postes de santé et maternités par les femmes enceintes du fait des accoucheuses traditionnelles, le manque de moyens de déplacement pour les agents de l’Etat civil et le manque de stratégies.
Des engagements ont été pris par les différents acteurs pour rehausser le niveau d’enregistrement.
Pour rappel, les huit (8) communes n’ont enregistré que 93 naissances au mois de mars dernier alors que le quota normal pour chaque commune est de 734 naissances chaque mois à raison de 10. 000 fg par acte de naissance payé par l’UNICEF.
La mission a promis d’appuyer les collectivités en formations pour les doter en stratégies afin d’accroitre l’enregistrement les semaines et mois à venir pour éviter aux citoyens d’être apatrides, objet de conflit dans plusieurs pays africains.
AGP/17/05/022 MK/AND

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